CHATELLERAULT - 4, Rue du Cygne Saint-Jacques - 27-29 Rue Sully

Monuments Historiques - CHATELLERAULT (Avant-Première) - 4, rue du Cygne Saint-Jacques - 27-29, rue Sully - Résidence Sully - 86100

Immeuble classé au titre des Monuments Historiques

L’ancien hôtel particulier sis 4 rue du Cygne Saint-Jacques / 27 rue Sully a conservé son implantation ancienne sur la rue Sully et sur la rue du Cygne-Saint Jacques, au fond d’une grande cour d’honneur, au coeur d’un îlot composé de petites parcelles, héritées de l’époque médiévale.

 

Érigé à la fin du XVIe siècle-début du XVIIe siècle, à l’emplacement vraisemblablement d’un parcellaire et de bâtiments médiévaux (dont seules subsistent en partie les caves de pierre voûtées en berceau), cet hôtel particulier a été l’objet dans le deuxième quart du XVIIIe siècle d’un lotissement urbain à l’angle de la rue du Cygne-Saint-Jacques (N°2) et sur la rue Sully (N°27-29).

Les corps de logis en fond de cour de cet hôtel particulier, malgré les modifications qu’ils ont subies au cours des campagnes de travaux et d’aménagements dont ils ont été l’objet, présentent une forte authenticité et intégrité par rapport à leur état d’origine (fin XVIe-début XVIIe siècle / XVIIIe siècle).

Sont toujours ainsi en place :

- la porte cochère sur la rue du Cygne-Saint-Jacques avec sa grande porte centrale flanquée de deux petites portes latérales, encadrée de pilastres ;

- les façades sur cour avec leur rez-de-chaussée enrichi d’un bossage à refend et de baies en arc surbaissé (XVIIIe siècle), leur premier étage muni de croisées à meneaux et traverses ou de demi-croisée aux chambranles sculptés, leurs hautes toitures à la française aux lucarnes en pierre couronnées d’un fronton (fin XVIe-début XVIIe siècle) ;

- la grande tour d’escalier en pavillon, contenant l’escalier d’honneur, et la loggia sur trompe lui faisant suite distribuant l’aile sud (fin XVIe-début XVIIe siècle) ;

- les grandes distributions et circulations alors aménagées comprenant, en sus de l’escalier d’honneur monumental en pierre déjà cité, le vestibule mitoyen et le petit escalier en vis contigu, érigé dans une cage en charpenterie, naissant au deuxième étage, les grandes salles aux plafonds à la française, munies de cheminées sculptées à attique dont l’une est peinte d’une allégorie de la charité romaine (fin XVIe-début XVIIe siècle).

 Les maisons le long de la rue de Sully et de la rue du Cygne-Saint-Jacques dépendant toujours aujourd’hui de la propriété (27-29 rue de Sully) ou en ayant jadis fait partie (2 rue du Cygne Saint-Jacques), reconstruites par les successifs possesseurs de l’hôtel, Louis Bouin de Marigny, seigneur de Noiré, puis Michel Genest, durant le deuxième quart du XVIIIe siècle, ont elles aussi ont conservé beaucoup de leurs aménagements et dispositions d’origine : leurs façades munies de garde-corps en fer forgé, les toitures en mansardes percées de fenêtres-lucarnes, les boiseries, les cheminées et trumeaux de glace ornant certaines pièces, etc.

 

A/ Implantation et distribution

 A1/ Une composition complexe

La propriété se compose de nos jours de deux immeubles indépendants, l’un situé 4 rue du Cygne-Saint-Jacques / 27 rue Sully et l’autre 29 rue Sully. L’immeuble 4 rue du Cygne-Saint-Jacques / 27 rue Sully, ancien hôtel particulier, comprend quatre corps de bâtiment organisés autour d’une cour d’honneur accessible depuis la rue du Cygne Saint- Jacques via une grande porte cochère en pierre.

Le premier et principal corps de logis en pierre est situé au fond de cette cour (à l’est), face au portail d’entrée. Il est double en profondeur, s’élevant en partie sur des caves en pierre voûtées en berceau d’un rez-de-chaussée, d’un premier étage carré ouvrant sur une terrasse surélevée par rapport au sol de la cour et formant jardin à l’est, d’un grand toit à la française contenant deux niveaux de comble et un grenier perdu au-dessus.

Il est accolé à une tour d’escalier hors oeuvre (deuxième corps de bâtiment), s’élevant sur rez-de-chaussée de trois étages carrés surmontés d’un niveau de combles en pavillon, abritant un escalier en pierre dure montant du rez-de-chaussée au deuxième étage. Cet ensemble, par son architecture, peut-être daté de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle.

Le troisième corps de bâtiment, reconstruit en partie au XVIIIe siècle (deuxième quart) est situé en aile au sud de la cour et tient à la rue Sully, où il porte le numéro 27. Simple en profondeur, il est relié à la tour en pavillon hors oeuvre jouxtant le corps de logis principal par une loggia sur trompe placée au premier et deuxième étage. Il s’élève sur rez-de-chaussée

d’un premier étage carré surmonté d’un étage de comble en mansarde prenant le jour par des fenêtres-lucarnes. Il présente également une entrée particulière sur la rue Sully.

Le quatrième corps de bâtiment est situé en aile au nord de la cour, à gauche de la porte cochère, ouvrant par une grande porte de garage sur la rue du Cygne-Saint-Jacques, pratiquée dans un mur pignon. Il comprend un rez-de-chaussée surmonté d’un niveau de combles couvert d’un toit à deux pentes avec une annexe adossée à l’est.

L’immeuble 29 rue Sully, datant lui aussi du XVIIIe siècle (deuxième quart), se compose quant à lui de deux corps de bâtiment tenant à l’hôtel particulier, le premier en façade sur la rue, mitoyen de l’aile sud, le deuxième ensuite, formant hache sur un jardin, adossé à la tour d’escalier. Le premier corps de logis s’élève sur caves d’un rez-de-chaussée, d’un étage

carré et d’un étage de comble dont le toit en appentis forme brisis sur la rue. Le deuxième corps de logis, sur cave, compte quant à lui un rez-de-chaussée, deux étages carrés et un comble également couvert en appentis.

 

A2/ Une distribution simple

L’accès principal à l’hôtel particulier 4 rue du Cygne-Saint-Jacques / 27 rue Sully se situe sur la rue du Cygne-Saint-Jacques par la porte cochère en pierre, constituée d’une grande porte centrale en plein cintre garnis de vantaux en bois, encadrée de pilastres, et de deux petites portes latérales rectangulaire elles aussi flanquées de pilastres.

Ce portail monumental ouvre sur la cour d’honneur de l’hôtel. Une autre entrée est aménagée sur la rue Sully. Elle permet d’accéder directement, et de façon autonome et différenciée, aux espaces intérieurs de l’aile sud (27 rue Sully).

Les corps de logis principaux en fond de cour sont desservis de manière verticale :

- par un premier escalier monumental d’honneur en pierre, implanté dans la tour d’escalier hors oeuvre, rampe sur rampe, montant du rez-de-chaussée au premier et au deuxième étage, dont la trémie de la volée débouchant au troisième étage est aujourd’hui condamnée par un plancher (fin du XVIe siècle-début du XVIIe siècle) ;

- par un deuxième escalier en bois et en vis, datant de la même époque, montant du deuxième étage au quatrième étage, contenue dans une cage en charpenterie et brique érigée hors oeuvre, à la jonction de la tour d’escalier et de l’aile sud (fin du XVIe siècle-début du XVIIe siècle) ;

- par un troisième escalier en bois naissant du rez-de-chaussée et n’arrivant qu’au premier étage, implanté dans la partie nord-est du corps de logis principal, signalé anciennement dans les textes et refait au XXe siècle.

Deux autres escaliers secondaires de meunier, en bois, ont été rajoutés :

- l’un, dans la salle ouest regardant sur la terrasse du corps de logis principal, montant du premier étage au deuxième étage ;

- l’autre, dans la salle est du deuxième étage ayant vue sur les propriétés voisine, accédant aux greniers du troisième étage (XXe siècle).

Le corps de logis principal se compose à chaque niveau à l’est de deux petites salles, l’une donnant sur la cour, l’autre sur les propriétés voisines ; à l’ouest, d’une ou deux grandes salles ouvrant soit sur la cour, soit sur le jardin en terrasse.

La tour qui est accolée à ce corps de logis, construite à la fin du XVIe siècle-début du XVIIe siècle, abrite d’une manière générale à chaque étage :

- la cage de l’escalier d’honneur en pierre montant du rez-de-chaussée au deuxième étage, dont la volée desservant le troisième étage est interrompue ;

- ensuite, un vestibule communiquant au premier et deuxième étage avec la loggia (dont les arcades sont aujourd’hui bouchées) menant dans l’aile sud en façade sur la rue de Sully.

Au troisième étage de cette tour, établie au-dessus de la volée de l’escalier principal, se trouve une salle éclairée par des œils-de-bœuf, formant belvédère, et munie d’une cheminée de pierre.

L’aile sur la rue Sully (N°27) se compose au rez-de-chaussée, d’une allée ouvrant sur la rue Sully, menant :

- à gauche, à deux grandes salles (plus ou moins divisées aujourd’hui en plusieurs locaux), distribuées en enfilade du côté de la rue, et une petite pièce au bout ;

- au fond, à un escalier en bois desservant l’ensemble des étages et à la cour d’honneur, édifié vraisemblablement au XIXe siècle.

Le premier étage présente une composition similaire, abritant deux grandes pièces l’une à la suite de l’autre, essentiellement éclairée sur la rue, et une petite pièce ensuite, aussi divisées (cuisine, couloir, etc.).

L’immeuble portant le numéro 29 sur la rue Sully est, quant à lui, accessible par une porte située sur la rue, ouvrant sur une allée menant à gauche à une première pièce puis à un escalier montant aux étages et à une descente de caves (premier corps de logis), au fond à une deuxième pièce ouvrant sur un jardin servant de cuisine (deuxième corps de logis).

La même disposition se retrouve dans les étages.

 

B/ L’architecture

B1/ Les façades sur cour

La façade sur cour du corps de logis principal de l’hôtel compte trois travées de face et s’élèvent sur un rez-de-chaussée d’un étage carré et d’un haut toit à la française.

Le rez-de-chaussée, remanié au XVIIIe siècle, est orné d’un parement à bossage en ligne de refend. Il est percé de deux grandes baies en arc surbaissé, décalées par rapport aux ouvertures des niveaux supérieurs. Le premier étage, présente quant à lui un parement lisse. Il est percé d’une grande croisée centrale à meneaux et traverses, aux chambranles moulurés, cantonnée de part et d’autre par une demi-croisée, le tout muni d’appuis en saillie à triglyphes.

Le deuxième étage dans le comble est éclairé par une lucarne à meneaux et traverses et une demi-lucarne en pierre, couronnées par un fronton triangulaire. Les séparations entre le rez-de-chaussée et le premier étage carré, entre le premier étage et le deuxième étage, sont marquées par une bande filant tout du long.

La tour d’escalier hors oeuvre formant pavillon et la loggia lui faisant suite, légèrement en avant-corps et en biais par rapport à la façade du corps de logis principal, sont d’une composition largement similaire : des ouvertures et fenêtres en arc surbaissé au rez-de chaussée inscrites dans un bossage apparent (XVIIIe siècle) ; des demi-croisées au premier et deuxième étage aux chambranles moulurés et aux appuis de pierre ; une bande courant tout du long marquant la séparation entre le rez-de-chaussée et le premier étage, entre le deuxième et troisième étage, se prolongeant à ce niveau sur les façades sud et est (aujourd’hui devenues des parements intérieurs suite à la surélévation des toitures en appentis des corps de logis sur la rue Sully). La seule particularité notable est dans chacune des façades de la tour, au troisième étage, l’aménagement d’oculi ovales pour accroître les

sources de lumière naturelle bénéficiant à la grande pièce existant à l’intérieur, sans cela uniquement éclairée par la demi croisée sur cour.

La façade sur cour de l’aile sud est quant à elle pratiquement aveugle et sans décoration, sauf pour ce qui est de sa travée mitoyenne de la loggia, percée au rez-de-chaussée, et premier étage de croisées cintrées, au deuxième étage dans la mansarde d’une lucarne

Elle dispose de deux autres lucarnes, pratiquées dans le comble du côté de l’immeuble 2 rue du Cygne-Saint-Jacques.

 

B2/ Les façades sur rue

L’ensemble des corps de logis sur la rue Sully et du Cygne-Saint-Jacques composent un alignement de façades du XVIIIe siècle organisé en un programme et un agencement homogène, en dépit du dénivelé de la rue. Les immeubles 2 rue du Cygne-Saint-Jacques et 27 rue Sully présentent :

- un rez-de-chaussée percé de fenêtres et portes en arc surbaissé et aux appuis en saillie ;

- un premier étage aux croisées d’un même dessin, une sur deux équipées d’un balcon en fer forgé ;

- un étage de comble en mansarde prenant le jour par des lucarnes de pierre toutes identiques avec leurs piédroits aux formes chantournées supportant un entablement en forte saillie.

Ces façades sont animées d’une bande de séparation entre le rez-de-chaussée et le premier étage, d’une corniche entre le premier étage et les combles, le tout filant tout du long, sans interruption.

La maison 29 rue Sully est un peu différente, ayant au rez-de-chaussée, au lieu des baies en arcs surbaissé deux fenêtres rectangulaires et dans le brisis du comble en appentis aucune lucarne ni ouverture.

 

C/ Quelques Éléments remarquables de décors intérieurs

Quelques pièces de l’ensemble immobilier présentent des éléments de décor et d’aménagement remarquables datant de la fin du XVIe siècle-début du XVIIe siècle, ainsi que du XVIIIe siècle.

C’est le cas :

- dans le corps de logis principal en fond de cour dépendant de l’ancien hôtel particulier, des deux salles du premier étage, avec leurs plafonds à la française, à poutres et solives apparentes, la cheminée de pierre dure à attique dont l’une de ses salles est agrémentée, enrichie sur son manteau d’une allégorie peinte à fresque (?) de la Charité romaine dans un cadre en trompe-l’œil et grisaille animée de motifs végétaux et de mascarons (fin XVIe siècle-début XVIIe siècle) ;

- dans la tour accolée, de la cage de l’escalier d’honneur monumental en pierre dure, des vestibules étant ensuite, de la chambre du pavillon au troisième étage avec sa cheminée à attique et de l’escalier en vis mitoyen naissant au deuxième étage, en bois, contenu dans une cage de charpenterie et brique (fin XVIe siècle-début XVIIe siècle) ;

- dans les maisons 27 et 29 rue Sully, de certaines des pièces qui ont conservés les boiseries,

les cheminées en marbre, associées à des trumeaux de glace, datant de l’époque de leur construction (XVIIIe siècle).

 

La ville de Châtellerault (86)

Située aux confins du Poitou et de la Touraine, Châtellerault est une des deux sous- préfectures du département et deuxième ville du département derrière Poitiers. Elle compte plus de 31 000 habitants et est à la tête d’une aire urbaine de près 70 000 habitants. La ville compte un grand patrimoine civil et industriel comme La Manu, la maison Descartes, le pont Henri IV achevé en 1611, le château de Targé ou encore l’église Saint-Jacques, située sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Châtellerault est un grand bassin d’emploi grâce à l’implantation de très grandes entreprises comme les Fonderies du Poitou, Thales Avionics, Fenwick-Linde, Snecma Aéronautique, Magneti-Marelli ou bien encore Valeo et Aigle.

 

Infos pratiques

ADRESSE

4, rue du Cygne Saint-Jacques - 27-29, rue Sully - Résidence Sully - 86100 CHATELLERAULT (Avant-Première)

 

SITUATION

CHATELLERAULT (86100), commune du centre-ouest de la France de 30 000 habitants, est située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Elle se situe entre Poitiers (40km) et Tours (74km) et à 1h30 de La Rochelle.

 

ACCÈS ET TRANSPORTS

La position privilégiée de Châtellerault sur l’Arc Atlantique a de tout temps fait de la ville un lieu d’échange. Châtellerault est accessible par la route (Autoroute A10), et par le train (gare SNCF de Châtellerault. Ligne TGV Paris Montparnasse / Bordeaux).

 

SERVICES

La ville dispose de toutes les infrastructures scolaires de la maternelle au lycée (public et privé), d’équipements sportifs et de loisirs (centre aquatique, stades, patinoire....), de centres de santé et de nombreux espaces verts. En terme d’emplois, le bassin châtelleraudais est un pôle économique majeur en Poitou-Charentes.

 

TOURISME ET ACTIVITÉS

L’offre culturelle et artistique est riche et généreuse à Châtellerault. L’ensemble des acteurs de la commune se mobilise chaque année pour proposer des activités variées pour tous les âges. La ville dispose notamment d’un conservatoire, d’une ludothèque, d’un musée, d’un cinéma....

 

 

 

Photos du programme Monuments Historiques - CHATELLERAULT (Avant-Première) - 4, rue du Cygne Saint-Jacques - 27-29, rue Sully - Résidence Sully - 86100

 

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